La pomme Golden

La pomme Golden ou pomme du Limousin

 PommeGolden.png
Cette pomme que j’affectionne particulièrement fut créée aux États-Unis au XIXe siècle.

Elle est cultivée en France depuis 1955 sur les collines et les hauts plateaux du Limousin ou dans les Alpes.

 

La Golden a une forme régulière, une peau bien lisse, une robe jaune parfois teintée de rose, elle est superbe..
Personnellement, j’adore sa chair bien sucrée, qui révéle des arômes fruités de banane.

Lorsqu’on la choisie jaune, elle est moelleuse et douce ; si elle est un peu verte, elle est croquante, juteuse et un peu acidulée.
Un plaisir tout au long de l’année avec cette pomme à croquer entre août et juin !

 

On peut faire de belle tarte avec la Golden.
Elle se fait fondante et donne à se dessert un caractère bien sucré.
Une très bonne candidate en pomme au four où elle garde une bonne tenue et une couleur magnifique, sa chair est moelleuse mais aussi bien fondante.


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

 

 

 

Dit aussi la Pomme du Limousin


PommeLimousin 

La Pomme du Limousin (AOP) est la seule pomme française a avoir obtenu une « AOP » qui signifie « Appellation d’Origine Protégée.

 

Cette appéllation vient reconnaitre la qualité et l’origine de ces pommes Golden issues du terroir limousin.

 

L’histoire de la Pomme du Limousin AOP :

Originaires de la Turquie et de l’Iran, les pommiers sont arrivés en France
avec les Romains. Ils se sont alors très bien adaptés au Limousin qui présente des
caractéristiques de hauts plateaux comparables à celles de leur région natale.
Au Moyen Age, on cultivait la pomme sur des pommiers sauvages greffés
surtout dans les jardins appartenant aux châtelains, aux seigneurs ou bien encore
dans les monastères. Le paysan plantait ses pommiers près de la maison dans le
« Couder » ou bien dans les haies.

 

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’alimentation des Limousins était basée sur 3
productions : la pomme, la pomme de terre et la châtaigne. Vers 1900, les Pommes
du Limousin sont principalement destinées au cidre, le mauvais état des voies de
communication limitant l’expédition de pommes à couteau hors de nos frontières. Le
cidre permet aussi d’utiliser la pomme toute l’année car la plupart des variétés
n’avaient pas une conservation suffisante pour traverser l’hiver. 50 variétés de
pommes étaient alors recensées, en partie disparues depuis. Cependant, dès cette
époque, il est signalé que les Pommes du Limousin et, en particulier, Sainte
Germaine, sont dotées de qualité de conservation hors du commun. Ainsi, jusqu’en
1948-1950, on conservait les pommes simplement dans les caves, parfois même au
grenier où elles voisinaient avec les noix et les châtaignes mises à sécher. Il était
alors de tradition d’attendre les premières gelées pour consommer la Lestre (nom
traditionnel de la Sainte Germaine). On arrivait ainsi à la consommer jusqu’au mois
de mai !
Dès le début du 20ème siècle, le commerce se développe, entraîné par
l’amélioration des moyens de transport (par fer principalement). La production de
pommes augmente alors fortement avec une priorité pour les variétés « à couteau »
telles que la Blandurette, la Vigneronne, la Court pendu Gris, la Reinette Grise, le
Museau de Lièvre ou bien encore notre désormais célèbre Sainte Germaine (ou
Lestre) qui avait attiré l’attention de l’Intendant du roi en Limousin, Turgot, alors qu’il
visitait les campagnes limousines en mai 1770.

 

En 1929, en Haute-Vienne, la statistique agricole indique 696 ha de vergers
de pommiers avec une densité de 100 arbres à l’hectare, représentant une
production totale de 20 000 tonnes. Les pommes limousines sont alors expédiées à
Paris, Marseille où elles sont embarquées à destination de Clermont-Ferrand,
Bordeaux, Montpellier, Sète, Béziers, et également exportées vers l’Allemagne,
l’Angleterre et l’Afrique du Nord. A cette époque, on mettait les pommes en vrac dans
les wagons. On les protégeait du froid et des chocs en mettant de la paille au fond et
contre les parois et en les couvrant.
Et c’est alors qu’arrive la Pomme d’or.
Implantée depuis plus d’un siècle aux Etats Unis, la variété Golden arrive en
Limousin dans les années 1950 sous l’impulsion de deux hommes d’envergure : Guy
Chauffaille, rejoint par André Michon.
Dès l’âge de 15 ans, le rêve de Guy Chauffaille est de produire des fruits et,
plus précisément, des pommes. La déclaration de guerre en 1939 l’oblige, sa mère
souffrante et son père mobilisé, à abandonner ses études à 16 ans. Il décide alors de
reprendre les rênes de l’entreprise familiale, faisant la démonstration, jamais démentie depuis, d’une personnalité hors du commun, conjuguée à une volonté de
fer.
Démobilisé en 1945, il acquiert son propre commerce de fruits et crée
simultanément le premier verger corrézien de 3 ha de pommiers sur les terres
familiales de Champboissière en Corrèze (19).
« Elles furent labourés en 6 jours par une grosse charrue tirée par 4 boeufs »
se rappelle, avec nostalgie, Guy Chauffaille en repensant à un tel attelage !
Doté d’une énergie débordante et d’un esprit d’initiative peu commun, il
développe le commerce avec l’Europe et renoue des relations commerciales avec
l’Allemagne et la Grande Bretagne à partir de 1947. Les années qui suivent montrent
le sérieux et la qualité du travail des arboriculteurs qui permettront à la Pomme du
Limousin de devenir, cinquante ans plus tard, une des toutes premières pommes en
Europe.

 

En 1958, les vergers de la Meynie voient le jour à Sarlande près de Saint-
Yrieix en Haute-Vienne (87). Ils seront dirigés de main de maître par André Michon,
autre figure emblématique de la profession. La construction des premiers entrepôts
frigorifiques modernes s’impose alors pour satisfaire une clientèle européenne. Entre
1973 et 1975 apparaîtront les premiers filets paragrêle.
1973 constitue une année charnière. Un gigantesque orage de grêle ravage
les récoltes et provoque un vide énorme dans les entrepôts frigorifiques. Il faut
malgré tout continuer à satisfaire les clients, amortir les outils et donner du travail aux
employés. Cette péripétie va donner l’idée à Guy Chauffaille de fédérer autour de lui
les arboriculteurs les plus entreprenants de la région et va contribuer à la naissance
des premières coopératives fruitières. Ainsi regroupés, ils seraient plus forts pour
affronter les difficultés qui s’annonçaient. Le but d’une telle démarche était d’investir
ensemble pour se doter d’outils aptes à assurer la conservation et la vente des
Pommes du Limousin, bien au delà des frontières. Au fil des ans, le tonnage de
Pommes du Limousin a augmenté. Le paysage pomicole régional s’est alors
structuré autour des coopératives PERLIM, COOP de POMPADOUR en Corrèze
(19), LIMDOR en Haute-Vienne (87) ou MEYLIM en Dordogne (24), structures qui
représentent aujourd’hui plus de 90% de la production régionale et constituent de
véritables forces vives de l’économie locale.

 

En 1989, l’Association Pommes du Limousin fut créée. Le président fondateur,
André Michon, réussit ainsi à réunir tous les acteurs de la pomme autour d’un projet
ambitieux : obtenir la juste reconnaissance de la qualité de la Pomme du Limousin
par le signe de qualité le plus empreint de terroir : l’Appellation d’Origine Contrôlée
(AOC).
Dans une décennie touchée par de graves incidents climatiques et par une
crise de surproduction mondiale provoquant d’importantes vagues d’arrachages, le
verger Limousin a surmonté bien des handicaps et relevé bien des défis grâce à une
volonté sans faille, transmise par ses précurseurs, Guy Chauffaille et André Michon.
L’avènement de l’AOC en 2005 constitue sans aucun doute une consécration pour
ces deux pionniers qui ont voué leur vie à la pomme. En 2007, la Pomme du
Limousin prend une dimension européenne en décrochant l’AOP (Appellation
d’Origine Protégée), le pendant européen de l’AOC Français. Cette appellation
supplante l’AOC depuis mais 2009.
De cette dynamique est née une génération d’arboriculteurs limousins
fermement décidés à s’engager dans le sens de la qualité.

 

Dans la lignée de Sainte Germaine qu’on disait croquante et juteuse, la
Golden montre qu’elle peut, en Limousin, révéler un caractère insoupçonné et
contredire les idées reçues : une Golden n’est pas toujours farineuse et insipide…
De la Sainte Germaine à la Golden, preuve est faite que l’effet terroir est plus
fort que l’effet variété, constat qui n’est pas étranger aux professionnels de la vigne
et du vin. Avant d’être une Golden, nos Pommes sont «DU LIMOUSIN », ce qui
explique le nom de notre appellation : AOP Pomme du Limousin.

 

Vous trouverez toute les information nécéssaire sur le site de :

Association ssociation Pomme du Limousin
Bois Redon – 19230 POMPADOUR
Tel : 05.55.73.31.51 – Mail : info@pomme-limousin.org
Site : www.pomme-limousin.org

 

 

Voici quelques recettes sympa que vous pouvez réaliser :


Crumble au pomme

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